Clé de compréhension de l’Évangile du 2e dimanche de l’Avent (Mt 3, 1-12)

Se convertir?

   Notre chemin vers Noël s’intensifie : la perspective des grandes œuvres du Seigneur pour restaurer son Royaume est précédée si vigoureusement par la prédication de Jean-Baptiste qui nous presse à la conversion parce que le Seigneur arrive. Que veut dire « se convertir »? L’étymologie du terme qu’emploie Matthieu dans l’évangile (MÉTANOIA) vient confirmer cette idée : il s’agit avant tout de changer d’opinion, de regretter, un changement dans la manière d’envisager les choses : un savoir après, comme un nouveau savoir résultant d’un regard neuf, d’un retournement de la vision, de l’imagination, du cœur avant toute forme de bonnes intentions et toute forme de bonnes décisions et de bonnes actions. L’agir apparait comme l’acte conclusif engendré par l’événement et par la conversion.

   Pour notre vie chrétienne, la conversion change tout l’être humain qui devient une créature nouvelle, transformée, et toute sa vie est métamorphosée, son âme est purifiée. Il s’agit par là et surtout d’une conversion de l’espérance : laisser derrière nous une mentalité mondaine, qui se targue d’être « réaliste » mais qui envisage le monde meilleur à partir des seules réalités naturelles et apparentes, une mentalité qui tend au désespoir. Devrons-nous adopter la vision surnaturelle de Jésus sur l’histoire et le monde, et « d’espérer contre toute espérance »? (Rm 4,18). Une telle attitude devant certaines situations graves ou moins graves que nous traversons, malgré nos prières, nécessite la foi ou mieux la confiance en Dieu. Ces dernières années, nous avons tous eu largement notre part d’événements bouleversants : pandémie, invasion de l’Ukraine, désastres écologiques, révoltes en Iran… Mais le rappel de la naissance de Jésus est particulier, car c’est l’annonce de la venue d’un monde meilleur, d’un monde de paix. C’est pourquoi nous continuons, plus de deux mille ans après, à célébrer l’événement, somme toute assez banal, de la naissance d’un petit Galiléen. Saviez-vous que les musulmans appellent Jésus le Prince de la Paix ?

   Tandis que nous préparons nos cœurs, nos maisons et nos réfrigérateurs à la naissance imminente du Sauveur, n’oublions pas que, pour beaucoup de nos frères et sœurs, Noël aura un goût de cendre. Rappelons-nous aussi que celui dont nous préparons l’avènement « sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre » (Is 2, 4). C’est le Prince-de-la-Paix qui va bientôt naître dans une humble mangeoire et il apporte avec lui de l’espérance pour toute l’humanité. Puissions-nous, cette année, placer Noël sous le signe de la paix et accueillir celui qui, par son premier cri, nous en fait la promesse.

Boniface N’Kulu, ptre-curé

 



 



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