Célébrations liturgiques


 



 



Messe commémorative   25 août à 19 h, église Très-Sainte-Trinité

« Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout où je suis. »

Victor Hugo

 

En mémoire de :

Richard Séguin, Claude Lévesque, Tito Jorge Ribeiro, Marcella Raymond, Richard Chevrier, Robert St-Jean, Paul Robert, Réjean Lalonde, Cyril Reid, Richard Sauvé, Gilberte Ménard, Odette Cholette, Walter Maxwell, Fernand Samson

 

Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence du souvenir dans la mémoire des vivants.

 



Illustration : Marie-Hélène Bochud

Mozart, témoin du Christ

Le théologien Karl Barth écrivait : « Je suis certain que, lorsque les anges sont entre eux, ils jouent du Mozart, et que Dieu aime alors tout particulièrement les entendre. »

 

Mozart a exploité le plus qu’il a pu ce qu’il considérait comme un don de Dieu, son don de compositeur. Pour lui, cultiver son talent est bien plus un acte de foi que la pratique religieuse.

 

Son père, Leopold Mozart, avec qui il a passé une bonne partie de sa vie, l’élève dans la foi catholique. Mozart père est d’avis que son fils est un miracle de Dieu, et que sa mission est de le faire connaitre. Ne pas le faire serait un sacrilège, un affront à la gloire du Seigneur. Le père est pour le fils un enseignant et un tuteur.

 

Mozart pratique peu. Pourtant, le centre de la vie, l’essentiel se trouve pour lui dans le culte catholique. Sans effort, souvent inconsciemment, il exprime dans sa musique une dualité omniprésente. La vie et la mort. Les joies et les peines. Le bien et le mal. L’ombre, qui se transforme toujours en lumière. Sa musique tire son origine de Dieu et ne saurait être possible sans lui. On dit d’ailleurs d’elle qu’elle soulage, libère, apaise. Le Seigneur, le monde, les hommes, l’existence, le ciel et la terre sont constamment en son cœur. Ainsi, sa musique écarte les excès, la rupture et la contradiction. Cet homme a vécu dans la paix et dans la liberté du Christ, pour reprendre les mots de Barth. 

 

Très malade, il s’éteignit prématurément à l’âge de 35 ans en laissant derrière lui une grande œuvre inachevée : le External link opens in new tab or windowRequiem en ré mineur. Cette « prière pour les morts » fut terminée par un de ses élèves après sa mort.

 

Le chemin de foi des grands compositeurs classiques est fascinant, parfois atypique et toujours puissant. Fait intéressant : le Christ reste, inconsciemment ou non, le cœur de leur composition musicale.

Extrait d’un texte de Frédérique Francoeur, La foi composée,

publié dans Le Verbe, 5 août 2020