Jour d’action de grâce (12 Octobre 2020)


« À TOUT MOMENT, RENDEZ GRÂCE À DIEU » ( Ep 5, 20)


            Le lundi 12 octobre 2020, c’est le jour national de l’action de grâce au Canada. À l’origine, cette journée était entièrement consacrée à rendre grâce à Dieu Tout-puissant pour les bienfaits qu’Il n’a cessé de prodiguer au Canada.

            Pour la petite histoire, cette journée tient son origine de trois traditions distinctes : 1) la fête de la moisson (issue de la tradition dans les sociétés paysannes européennes) dont le symbole est la corne d’abondance; 2) les observances formelles, comme celle de Martin Frobisher dans l’Est de l’Arctique en 1578 (le premier jour d’action de grâce en Amérique du Nord, au cours duquel Frobisher et son équipage rendirent grâce et remercièrent Dieu d’être tous en bonne santé); 3) la célébration organisée par les pèlerins du Massachusetts (1621), à la fin de la première moisson, accompagnée de mets propres aux Américains comme la dinde, la courge et la citrouille.

            Que reste-t-il de cette journée commémorative d’action de grâce pour nous personnes croyantes ou de bonne volonté?  Comment rendre grâce dans le contexte difficile que nous traversons? La crise de la Covid-19 que nous vivons depuis le mois de mars, ainsi que tous les défis que nous essayons de surmonter collectivement et qui ne peuvent se comparer à aucune situation survenue depuis plus d’un siècle, ont créé beaucoup de préoccupation et d’angoisse. Comme nous le rappelait notre évêque dans son message sur le déconfinement, cette crise nous redit que nous sommes des êtres finis, fragiles, vulnérables, mortels.

            Fêter l’action de grâce aujourd’hui, c’est non seulement possible, c’est essentiel dans un regard de foi et d’espérance. C’est reconnaître encore de nos jours la vie, l’alternance des saisons, la beauté de la création, ainsi que tous les bienfaits que nous recevons gratuitement de notre Dieu. Je vous invite donc à méditer l’expérience des dix lépreux dans l’Évangile de saint Luc (17, 11-19). Une invitation nous est offerte à reconnaitre avec étonnement et gratitude les dons de Dieu. Malgré nos blessures, nos peurs, tournons-nous vers Jésus et comme les lépreux, implorons son secours : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »  Jésus entend leur cri et les invite à aller se présenter aux prêtres qui, selon la loi, étaient les seuls chargés de certifier une guérison éventuelle. Les dix lépreux sont guéris mais un seul revient vers Jésus pour lui rendre grâce, reconnaissant ainsi qu’Il est l’envoyé de Dieu pour apporter à l’humanité souffrante la guérison et le salut.

            Rendre grâce aujourd’hui, c’est imiter ce lépreux samaritain, cet étranger méconnu du peuple élu. Car cet homme ne se contente pas d’avoir obtenu la guérison dans la foi, mais il fait en sorte que cette guérison atteigne sa plénitude en revenant exprimer sa gratitude personnelle pour le don reçu. Il reconnaît alors en Jésus le vrai Prêtre qui, après l’avoir relevé et sauvé, peut le mettre en chemin et l’accueillir parmi ses disciples. Savoir remercier, savoir louer pour ce que le Seigneur fait pour nous, combien c’est important! Mais savons-nous dire merci, sommes-nous capables de dire merci? Combien de fois nous disons-nous merci en famille, en communauté, dans l’Église ? Combien de fois disons-nous merci à celui qui nous aide et qui nous est proche, à celui qui nous accompagne dans la vie? Souvent, nous tenons tout pour acquis ! Et cela se produit également vis-à-vis de Dieu. Il est facile d’aller vers le Seigneur pour demander quelque chose, mais faisons-nous l’effort de « revenir à Lui » pour Le remercier?

            En cette journée si spéciale d’action de grâce, je nous invite donc à revenir sur l’essentiel de notre existence : louer, bénir, adorer, glorifier et rendre grâce à Celui qui nous donne l’existence et l’être et qui ne cesse de nous accompagner, de nous consoler et de marcher avec nous ! Bonne fête d’action de grâce !

Gabriel Mombo Pfutila, prêtre, responsable diocésain de la liturgie



Célébrations liturgiques


 



Cimetières

            La Fabrique de la paroisse Saint-Michel demande la collaboration des concessionnaires ou des membres de leurs familles pour enlever, avant la saison hivernale, fleurs, objets décoratifs ou autres arrangements déposés dans les cimetières Saint-Jean-Baptiste, Saint-Michel, Saint-Pierre et Très-Sainte-Trinité. 

            Nous vous rappelons que la Fabrique n’est pas responsable de la disparition des arrangements floraux et des dommages causés aux objets décoratifs déposés dans les cimetières. Nous vous remercions de votre compréhension et collaboration.

Madeleine Langlois et Robert Monette

Responsables des cimetières